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"Nouveau
record de vitesse pour l'Internet 2 ! Une transmission
atteignant 6,25 Gigabits par seconde a été mise en
oeuvre entre le CERN, centre de recherche basé en Suisse,
et l'Institut de technologie de Californie (Etats-Unis).
Cette expérience réalisée le 22 février dernier
reposait sur l'environnement réseau du backbone
Abilene : l'une des deux
principales implémentations des standards promus par le consortium
Internet2, avec celle de la NSF (National Science Foundation).
Lancé
dès 1996, le projet Internet2 a pour but de proposer
une alternative à la technologie de réseau TCP/IP
que nous connaissons, en offrant des débits à grande
vitesse par le biais de liaisons en fibre optique de nouvelle
génération. Plus de 200 universités initiative américaines
participent à cette. Au delà des protocoles et infrastructures
réseau à large bande, Internet2 couvre de nombreuses
fonctions connexes liées au Web, tels que la messagerie,
la messagerie instantanée, la sécurité, ainsi que
le streaming audio et vidéo.
Parmi les sociétés soutenant ce groupement, on compte
notamment IBM, Microsoft, et Qwest
Communications.
Lors de
leur précédent record, le CERN et l'Institut de
technologie de Californie avaient enregistré des débits de
l'ordre de 4 Gigabits. Et ceci sur la même distance,
soit environ 11 000 kilomètres. L'équipe de pilotage avait
alors choisi de s'appuyer sur le protocole IPv6 (pour Internet
Protocol version 6).
Pour
cette nouvelle expérience, les deux acteurs ont
décidé de s'adosser sur le réseau IPv4 d'Abilene. Une infrastructure qui,
rappelons le, a fait l'objet d'une migration en début
d'année pour passer d'une capacité de 2,5 G-bit, à celle 10 G-bit.
Au total, c'est près de 500 Giga d'informations qui aurait
été transmis à l'occasion de cette nouvelle phase.
Les équipements utilisés ? Quatre serveurs équipés de
processeurs Itanium
(Intel), des cartes Ethernet S2io à 10G-bit et des routeurs
Cisco.
L'accroissement des débits
contribue à faciliter "le développement
des systèmes de grilles basés sur des réseaux ouverts,
notamment utilisés dans le monde de la recherche",
indique le CERN dans son communiqué. Et Harvey Newman,
porte-parole de l'Institut de technologie de Californie,
d'insister : "de nombreux domaines scientifiques,
comme l'astrophysique, la climatologie, la bioinformatique,
auront bientôt besoin de réseaux capables de transférer
des données à des vitesses atteignant le térabit
par seconde. De quoi rendre le temps réel informationnel
à la porté de nous.
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