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"De
100 000 en 2002, le nombre de télédéclarants français s'est
établi à 600 000 en 2003. "Notre objectif est d'atteindre
1 million d'usagers cette année. Ce qui nous a amené à prendre
certaines mesures en vue de renforcer la robustesse de notre
plate-forme", annonce Bernard Houteer, responsable de la communication
à la Direction générale impôts (DGI). Le ton est donné.
Lancée à
l'occasion de la déclaration 2001, le service en question
(disponible sur minefi.gouv.fr)
entre dans un programme gouvernemental plus large baptisé Copernic.
Un gigantesque projet de virtualisation qui comprend la refonte du
système d'information des administrations fiscales, avec à la clef
le regroupement de ses deux principales briques : les
applications de la Direction Générale des Impôts (DGI) d'une part,
et celles de la Direction Générale de la Comptabilité Publique
(DGCP) d'autre part.
La logique
applicative orchestrant le processus de télédéclaration repose
comme les années précédentes sur un serveur d'applications Weblogic
(BEA) - associé à une base de données Oracle. Cette couche est
intégrée à l'infrastructure de portail supportant le site du
Ministère de l'économie des finances et de l'industrie, ainsi qu'à
un serveur d'annuaire (LDAP) - stockant notamment les informations
d'authentification relatives aux utilisateurs. "Deux éléments
qui s'adossent à des technologies tierces", note un
responsable du projet.
Comment la
procédure est-elle sécurisée ? Là encore la méthode n'a pas
changé : chaque usager se voit attribuer un certificat, suite
au téléchargement d'un applet Java, qui lui permet de signer sa
déclaration en lui attribuant un numéro d'archivage. Un attribut
qui doit être conservé avec soin puisqu'il constitue la preuve
formelle du dépôt. Pour finir, les informations sont communiquées à
la DGI par le biais d'un canal de communication chiffré.
Afin de
répondre aux objectifs de fréquentation fixés pour 2004, deux
évolutions majeures ont été apportées à l'environnement : le
réglage de la plate-forme a été modifié en vue d'optimiser
l'exécution des composants. Et un système de régulation a été mis
en place pour bloquer momentanément les accès au service en cas de
pics trop important des fréquentations, et permettre ainsi aux
usagers déjà connectés d'achever leur opération dans de bonnes
conditions.
"Ce mécanisme de régulation s'exécute en fonction du nombre de
sessions utilisateur (Weblogic) mais également au regard du niveau
de ressources machines utilisées (Alteon)", détaille le
responsable. Et Bernard Houteer d'ajouter : "une page informe
les visiteurs que ce processus est en cours." Ce qui leur
permet de revenir plus tard, une fois le serveur désengorgé. Autres
nouveautés évoquées : des modifications autour de l'ergonomie et du
guidage, visant à améliorer l'accompagnement des internautes -
qu'ils soient expérimentés ou non.
Comme pour les éditions précédentes, les travaux de mise à niveau
ont été orchestrés par le cabinet de conseil Accenture en lien avec
la SSII Steria, en charge de la tierce maintenance applicative du
système.
"Nous poursuivons le
développement de nos services en ligne, en élargissant notamment
les possibilités de consultation d'avis d'imposition et d'accès au
suivi de paiements (mensuels et tiers prévisionnel). Nous prévoyons
en outre de prendre en compte très prochainement les cas
particuliers (déclaration de l'année de mariage, etc.)",
confie t-on à la DGI. Cette année, les dates limites de télé
déclaration s'étalonnent entre 5 et le 19 avril selon les zones
concernées
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