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"Une équipe de
chercheurs des Universités de Carleton et de Toronto ont mis au point
une technologie qui devrait contribuer à rendre Internet jusqu'à 100
fois plus rapide qu'actuellement, en exploitant au mieux la vitesse des
fibres optiques qui forment la base de son infrastructure.
Ils utilisent des
"buckyballs", des molécules comptant 60 atomes de carbone
organisées en forme de cage parfaitement symétrique. La structure nanoscopique
tient son nom de Buckminster Fuller, l'inventeur de la structure
géodésique, similaire à celle des "balles" en question.
Un film d'un
polymère spécialement développé pour cette application rassemble ces
éléments en un matériau composite chargé en électrons. Tout faisceau
lumineux le traversant permet alors de contrôler la direction d'autres
faisceaux, donc de constuire des switchs optiques, sortes d'échangeurs
entre fibres optiques.
Un réseau
intégrant cette technologie pourrait approcher la limite théorique de
vitesse des données transportées par fibres optiques, puisque ce sont
les connexions et les extrémités des fibres qui constituent les goulets
d'étranglement. En particulier, la conversion optique/électronique/optique
imposée aux données transitant pour un switch est une source de
ralentissements particulièrement gênante.
Mais, dans
l'immédiat, le switch optique ne sera pas utile. D'abord parce que ses
composants, encore peu éprouvés, ne résisteraient sans doute pas dans
des conditions de production. Et surtout parce que le matériel
nécessaire à son fonctionnement reste encore à inventer !
En effet, un
ordinateur optique serait nécessaire pour analyser les données,
déterminer leur destination et les orienter en conséquence. Dans l'état
actuel de la technologie, seul une machine classique, donc électronique
et comparativement lente, peut effectuer ces tâches... ce qui rend
inutile les progrès réalisés sur la partie optique du switch.
L'équipementier
américain Infinera semble avoir une solution intermédiaire à proposer.
il s'agit d'associer des technologies optiques et électroniques dans un
circuit intégré. Baptisée "photonique" en conséquence, elle
permet déjà à chaque puce de compter 10 canaux de 10 Gbps chacun.
Les responsables d'Infinera se
veulent optimistes et comparent l'optique d'aujourd'hui aux
semiconducteurs d'il y a 40 ans, avec la promesse de progrès
déterminants. Mais des observateurs du marché constatent une faible
demande pour les dernières générations de réseaux, offrant un débit de 40
Gbps... dans ces conditions, la question de l'intérêt d'une
infrastructure 100 fois plus rapide est posée.
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En attendant notre prochain échange,
bons succès dans ce nouveau monde !"
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