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"Alors que le marché du
conseil devrait afficher un bilan 2003 à la baisse,
le cabinet Celerant a décidé de faire le point sur
les attentes des entreprises face au consulting. Pour
mener cette enquête, Sofres a interrogé plus de 700 grands
comptes répartis sans six pays (Allemagne, Benelux,
Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Scandinavie). Toutes ces
entreprises, qui pèsent plus de 100 millions d'euros
de chiffre d'affaires, ont eu recours durant les derniers
mois à un cabinet de conseil. Parmi elles, les entreprises
françaises affichent d'importantes particularités.
Premier enseignement : pour sélectionner
un cabinet de conseil, 46 % des entreprises étudiées se
basent avant tout sur les connaissances techniques et
sectorielles de leurs interlocuteurs. On notera que ce
facteur est davantage prépondérant pour les entreprises
américaines : 57 % d'entre elles font des compétences
techniques leur principal critère de choix.
Les entreprises françaises se démarquent,
elles, par leur sensibilité à la gestion du changement.
22 % indiquent que la capacité du cabinet à mobiliser
les équipes est leur grand critère de sélection, alors
que la moyenne sur les six pays étudiés est de 16 %
(et de 10 % aux Etats-Unis). Cette particularité laisse
à penser que les entreprises hexagonales butent
encore sur l'adhésion des salariés face à une stratégie
de changement.
Une fois le choix du cabinet
arrêté, reste à déterminer le mode de rémunération. Dans
ce domaine, 78 % des entreprises interrogées
privilégient une base fixe. Deux pays font même de ce mode
de rémunération la règle quasi-absolue : la Scandinavie
(93 %) et les Etats-Unis (85 %). 25 % des entreprises
françaises apparaissent en revanche plus enclins à
s'appuyer sur une partie variable, le plus haut score
derrière l'Allemagne (28 %) et le Royaume-Uni
(26 %).
Sur le plan opérationnel, les grands
comptes estiment que les projets de changement
comportent une grande phase critique : la mise en
oeuvre. Pour 55 % des entreprises étudiées, ce passage
de la théorie à la pratique représente le véritable
talon d'Achille. Le record en la matière revient aux entreprises
scandinaves, avec 75 % principalement préoccupées
par cette phase.
On remarquera que les grands
comptes français se démarquent une fois de plus en
plaçant, pour 35 % d'entre eux, "l'analyse des
améliorations nécessaires et la définition des changements
à entreprendre" comme la phase la plus délicate.
Une sur-représentation qui dénote un manque de visibilité
dans les projets de changement entrepris.
Enfin, l'étude met en évidence des grands
écueils rencontrés dans les missions de conseil
avec, en tête, le manque d'engagement des collaborateurs
(difficulté signalée par 57 % des entreprises). Les entreprises
françaises identifient, elles, comme premier écueil les écarts
possibles entre la théorie et la pratique.
En attendant notre prochain
échange, bons succès dans ce nouveau monde
!"
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