"Les entreprises face au consulting "
Mardi 24 Février 2004 à 19:20

 

"Alors que le marché du conseil devrait afficher un bilan 2003 à la baisse, le cabinet Celerant a décidé de faire le point sur les attentes des entreprises face au consulting. Pour mener cette enquête, Sofres a interrogé plus de 700 grands comptes répartis sans six pays (Allemagne, Benelux, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Scandinavie). Toutes ces entreprises, qui pèsent plus de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires, ont eu recours durant les derniers mois à un cabinet de conseil. Parmi elles, les entreprises françaises affichent d'importantes particularités.

Premier enseignement : pour sélectionner un cabinet de conseil, 46 % des entreprises étudiées se basent avant tout sur les connaissances techniques et sectorielles de leurs interlocuteurs. On notera que ce facteur est davantage prépondérant pour les entreprises américaines : 57 % d'entre elles font des compétences techniques leur principal critère de choix.

Les entreprises françaises se démarquent, elles, par leur sensibilité à la gestion du changement. 22 % indiquent que la capacité du cabinet à mobiliser les équipes est leur grand critère de sélection, alors que la moyenne sur les six pays étudiés est de 16 % (et de 10 % aux Etats-Unis). Cette particularité laisse à penser que les entreprises hexagonales butent encore sur l'adhésion des salariés face à une stratégie de changement.

Une fois le choix du cabinet arrêté, reste à déterminer le mode de rémunération. Dans ce domaine, 78 % des entreprises interrogées privilégient une base fixe. Deux pays font même de ce mode de rémunération la règle quasi-absolue : la Scandinavie (93 %) et les Etats-Unis (85 %). 25 % des entreprises françaises apparaissent en revanche plus enclins à s'appuyer sur une partie variable, le plus haut score derrière l'Allemagne (28 %) et le Royaume-Uni (26 %).

Sur le plan opérationnel, les grands comptes estiment que les projets de changement comportent une grande phase critique : la mise en oeuvre. Pour 55 % des entreprises étudiées, ce passage de la théorie à la pratique représente le véritable talon d'Achille. Le record en la matière revient aux entreprises scandinaves, avec 75 % principalement préoccupées par cette phase.

On remarquera que les grands comptes français se démarquent une fois de plus en plaçant, pour 35 % d'entre eux, "l'analyse des améliorations nécessaires et la définition des changements à entreprendre" comme la phase la plus délicate. Une sur-représentation qui dénote un manque de visibilité dans les projets de changement entrepris.

Enfin, l'étude met en évidence des grands écueils rencontrés dans les missions de conseil avec, en tête, le manque d'engagement des collaborateurs (difficulté signalée par 57 % des entreprises). Les entreprises françaises identifient, elles, comme premier écueil les écarts possibles entre la théorie et la pratique.

 En attendant notre prochain échange, bons succès dans ce nouveau monde !"

 


Bertrand LAZARE
Managing Director of Indialley (+230 207 30 74)

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