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"Les infrastructures réseau WiFi vont se généraliser dans le secteur de
l'aéronautique. Au-delà de la prouesse technique, Boeing et Airbus
sont confrontés à des problématiques organisationnelles et de retour
sur investissement. Comme tout autre moyen de transport, le secteur
aéronautique n'échappe pas au phénomène de la wifisation
de son infrastructure réseau, les constructeurs affûtant leurs armes
commerciales en positionnant cette technologie comme un avantage
concurrentiel. Le lancement en mai 2004 du service WiFi dans les Boeing de la gamme 747 a permis au
géant américain de prendre une certaine longueur d'avance sur son
concurrent Airbus. La démarche entreprise par Boeing aura été de
damer le pion à son concurrent Airbus en déployant le plus rapidement
possible une infrastructure de câblage dans ses appareils
actuellement en service, et en tentant d’effectuer un retour
sur investissement via un coût équivalent à celui d'un mois de
connexion terrestre.
D'un point de vue pratique, il existe deux moyens
de rendre l'avion communiquant : "le premier consiste à limiter
l’accès au sans fil via des technologies WiFi
voire Bluetooth uniquement à ceux qui
possèdent un ordinateur équipé de carte de connexion sans fil, alors
que le second mode de fourniture, plus lourd à mettre en place,
consiste à câbler l’avion et ainsi rendre la connexion possible
pour chaque passager via une prise réseau classique. Les
interférences et les risques en termes de sécurité sont résolus par
une encapsulation spécifique du module de communication Internet
visant à limiter au maximum les interférences avec les autres
systèmes radio et radars.
Le câblage d'un avion pose des problèmes d'ordre
financier et organisationnel. La compagnie américaine a de son côté
décidé d'orienter sa stratégie sur un déploiement massif de ses
appareils afin de proposer à sa clientèle un accès universel au
réseau haut débit moyennant une offre Wifi
commerciale se monnayant au prix fort. "l'accès d'1/2 heure est
facturé 9,95 dollars, tandis que celui effectif pour toute la durée
du vol alourdit le prix du billet de 29,95 dollars", expliquent
en cœur Adla Hendry,
directeur des services sans fil et Niels Steenstrup, directeur
produit chez Boeing.
Le choix d'un tel mode de fourniture de services ne
va pas sans poser des problèmes d'ordre financier et organisationnel
: le temps d’immobilisation au sol, la surconsommation de
carburant générée par le surpoids des 200 kilos de l'infrastructure
et le besoin de formation des équipes en vol afin de répondre aux
ennuis techniques des passagers. Airbus aborde différemment la
question du WiFi et fait le choix
d'incorporer ce service en première monte dans le coût de fabrication
de l'avion comme cela va être le cas avec l’A380.
L'agrément de confort que procure le WiFi pourrait devenir un avantage concurrentiel Derrière
l'enjeu et la prouesse technologique se dresse surtout des ambitions
commerciales qui dépassent la simple facturation du coût de
connexion. Le modèle économique régissant le marché des compagnies
aériennes va être amené à évoluer, et les constructeurs devront
désormais être capables de fournir un contenu et des services en
ligne à leur clientèle. Cet agrément de confort pourrait à terme
devenir un avantage concurrentiel déterminant. les passagers accèdent
à des contenus et services via un réseau privé virtuel par
l'intermédiaire d'une connexion WiFi, et
accèdent au portail "Connection by
Boeing" qui fournit notamment un accès Web, des applications de VoIP, des contenus audio et vidéo spécifiques
comme la diffusion en temps réel d'émissions (BBC World,
Euronews…) ou de films. Or, il semblerait que l'engouement des
utilisateurs ne soit pas encore au rendez-vous. Selon une étude
publiée par le Gartner, seulement 1 passager américain sur 4
voyageant en classe affaires recourrait aux services WiFi dans l'avion tandis que près de 80% ignorent
tout simplement la mise à disposition de cette technologie.
En attendant notre prochain échange,
bons succès dans ce nouveau monde !"
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