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"L'Europe
est définitivement à l'heure du Papyboom.
Alors que la démographie évolue et que les diverses études
montrent les nombreuses difficultés qui s'amoncellent pour
ce continent vieillissant, les entreprises se préparent,
en mettant en place un transfert des connaissances et
des compétences détenues par les seniors. Il
faut dire que pour pouvoir assumer les cotisations des retraités,
il est nécessaire de repousser l'age du départ à la retraite.
De plus nous n'avons jamais vu autant de demandes à la retraite
anticipée, les seniors asspirant de plus en plus à profiter
de la vie !
les DRH
se préparent donc aux premières conséquences directes
de la vague des départs à la retraite des papy-boomers. Une enquête de la Cegos, menée en février auprès de 450
DRH et cadres, démontre que les entreprises passent
véritablement à l'action dès aujourd'hui. Ainsi, pour 64
% des DRH, l'impact lié au choc démographique est désormais
attendu à court terme. En clair, pour près de sept
entreprises sur dix, le papy-boom
c'est pour demain.
Trois secteurs
d'activité se préparent à des conséquences très rapides
face au choc démographique : le commerce et la distribution
(92 % des DRH y voient des impacts à court terme), l'industrie
(66 %) et les services (63 %). Face à cette "immédiateté"
attendue du phénomène, 77 % des DRH ont d'ores et déjà identifié
les volumes de départs à la retraite dans leur entreprise
pour les cinq années à venir.
Cette vague
de départs implique plusieurs chantiers de fond sur
le plan de la gestion du capital humain. 42 % des
entreprises indiquent par exemple qu'elles s'apprêtent à faire
évoluer leur portefeuille de "hauts potentiels"
afin d'assurer le remplacement des partants. 12 % des DRH
travaillent parallèlement à une politique spécifique
pour prolonger l'activité de certains seniors. Enfin, et surtout, 78 % des
entreprises ont mis en place, ou veulent mettre en place, une logique
de transfert des connaissances et des compétences des seniors.
La réorganisation
du portefeuille des "hauts potentiels" se
traduit par une politique volontairement internalisée concernant
le remplacement des papy-boomers. Pour
prendre la suite des seniors, 69 % des entreprises privilégient
les promotions internes au détriment des recrutements
externes. C'est même logique est suivie au niveau
local : 73 % des cadres font d'abord confiance aux
promotions internes pour assurer le remplacement de
seniors dans leur équipe. On notera que ce processus devrait s'accompagner
dans 36 % des entreprises d'une réduction des effectifs,
seules 8 % tablant sur une augmentation.
Malgré cette volonté
affichée de contrôle des effectifs, 28 % des DRH
indiquent qu'ils seront contraints dans les prochaines années
d'accroître les volumes de recrutement pour faire face
au choc démographique. Afin de consolider le niveau
d'expertise de l'entreprise, 36 % des entreprises comptent
recruter des plus de 50 ans dans cette politique de
renouvellement.
Au-delà du plan
de recrutement, les DRH se préparent également à d'autres
impacts directs du papy-boom. Côté financier,
l'impact le plus évident sera celui des indemnités
de départ. Côté RH, les entreprises planchent sur des plans
de formation pour assurer le renouvellement des compétences,
mais aussi sur une réorganisation des méthodes de travail.
Bref, que de lourdes missions.
En attendant notre prochain échange,
bons succès dans ce nouveau monde !"
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