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"L'arrêté signé en septembre dernier par
Nicolas Sarcozy
semble connaître un coup de frein !
En effet rappelons que cet arrêté visait à obliger
les centres d'appels téléphoniques à indiquer aux consommateurs la lieu
de résidence de l'interlocuteur.
Ainsi dans un climat européen difficile ou la
délocalisation fait quotidiennement la une des journaux, Nicolas Sarcozy
a voulu là non seulement faire un coup médiatique montrant qu'il
travaillait concrètement sur ce problème. Mais en même temps c'était
là l'occasion de renforcer la culpabilité des individus qui achètent
des produits dont la démarche de télémarketing était située à
l'étranger.
Cette démarche a bien entendu été très bien
accueillie par les citoyens français qui voient en ces pays étrangers
(Maroc, Maurice, Tunisie etc. …) de fervents concurrents
privant la France de quelques 210 000 emplois. Bien entendu, la
profession insiste sur le fait que ceci ne représente que 5 % de
l'expatriation des compétences françaises.
Alors que Patrick Devedjian (adjoint de monsieur
Sarkozy à Bercy) avait repris ce dossier, il a désormais été transmis
à Jean-Louis BOORLOO, ministre l'emploi et de cohésion sociale,
prouvant le coté critique du sujet. Et devant l'organisation de la
profession dont l'Association Française de la Relation client (AFRC)
et le syndicat du Telemarketing (STM), ce dernier a décidé de confier
une étude du dossier à Marc Houéry, expert en télécoms. Ce dernier
est censé remettre un rapport avant le 30 novembre, pour permettre au
premier ministre de donner son visa.
Cet audit a tout d'abord pour vocation d'analyser
la contrainte imposée par ce texte. En effet, nous comprenons bien
qu'un "Allo, ici Aïcha du Maroc ou Nisha de l'île Maurice"
peut casser un peu le sérieux vis a vis du consommateur. Surtout pour
vendre des produits français. Et ceci qui d'autant plus s'il sont
techniques comme cela est souvent le cas dans l'assurance ou
l'univers bancaire.
Mais ce dossier doit avant tout faire des
propositions concrètes pour permettre de rendre les "Call-centers"
Français compétitifs, étant donné cette délocalisation perçue comme
un fléau en Europe.
Bref, après ce coup dur porté par Nicolas Sarkozy à
l'outsourcing des Call Centers dans les pays étrangers, le dossier
est désormais en suspens et devrait permettre d'ici la fin de l'année
de proposer des solutions plus appropriées pour permettre tant la
satisfaction des clients que de celle des citoyens français, effrayés
par une mondialisation toujours plus féroce.
En attendant notre prochain échange, bons succès
dans ce nouveau monde !"
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