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"Chers
lecteurs, après 2 ans passés dans l'Océan Indien c'est
aujourd'hui la 101ième chronique que j'ai le plaisir
de rédiger pour participer modestement à l'ouverture
d'esprit des entrepreneurs, concernant l'impact
stratégique des technologies de l'information sur le
quotidien de nos entreprises.
Ce chiffre de 101 est
pour moi chargé de signification car il me rappelle
la fameuse "One O One" autoroute traversant la Silicon
Valley de San Francisco à Los Angeles. Ainsi de ce vécu dans
la Silicon Valley, lieu de bouillonnement intellectuel
et financier autour des technologies, je vis
aujourd'hui au cœur de la transculturalité des
organisations sur cette nouvelle route des Indes.
Bref de la Silicon Valley à l'India Alley ou de l'innovation
technologique à l'intelligence émotionnelle.
Dans ce business définitivement
mondialisé, l'océan indien vit au cœur du transfert
de richesses des pays industrialisés de l'hémisphère
Nord vers l'hémisphère Sud. Ces sociétés à la
recherche d'une meilleure compétitivité mondiale, accèdent
aux nouveaux pays en développement qui tirent leurs
cartes de l'essor de leurs compétences à
faibles coûts. Ainsi l'axe "Amérique du Sud
– Asie" semble devenir le nouvel "El
dorado" du développement mondial, dont la complexité
culturelle va nécessité de nombreux intermédiaires,
capables de rassurer les divers acteurs économiques,
en facilitant les échanges et les développements
de richesses.
L'entreprise actuelle doit
donc jongler avec la complexité culturelle, politique
et sociale de la planète, pour accéder intelligemment
aux talents qui la constituent. Le paradis
n'est définitivement pas sur terre, et ceci nous amène
à créer des entreprises modernes en réseaux évolutifs.
L'avenir des pays
sur cette nouvelle route des Indes, je pense plus
particulièrement à l'Afrique du Sud et l'Ile
Maurice n'est de ce fait sûrement pas, dans la participation
acharnée à la compétitivité avec ces nouveaux
entrants que sont le Brésil ou la Chine. Cette
bataille là est perdue d'avance ! Par contre tant la géolocalisation
idéale que leur diversité culturelle les amènent à
jouer un rôle privilégié à très forte plus value
dans l'intermédiation avec cette complexité planétaire,
comme véritable condition du succès, comme garantie de
l'efficacité.
L'enjeu de l'Europe
comme celui des Pays de l'Océan Indien ne tient donc pas
uniquement au développement de savoir-faire, mais à
la maîtrise du "savoir faire faire" avec
intelligence et discernement. Les acteurs ayant
une chance de survie à long terme sont ceux qui,
dès aujourd'hui investissent dans les capacités d'accès
aux compétences de ces pays innovants. Les autres
risquent de vivre un succès éphémère de très courte
durée.
Les opportunités de l'externalisation
informatique comme de la production, des call services
comme des développements technologiques, n'ont de sens
durables que si d'ores et déjà on se prépare à
les externaliser, à piloter l'efficacité de leur mise
en œuvre dans les pays les plus appropriés.
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