Le projet de la Montre verte ou City Pulse est l’un des 16 prototypes lauréats de l’appel à projet de Cap Digital. Inspiré d’expériences menées à Londres, New York et San Francisco, cette montre mesure les niveaux de bruit et d’ozone à Paris depuis le 15 mai 2009.

Grâce à un GPS et à une puce Bluetooth intégrés au dispositif, ces données sont ensuite transmises et enregistrées, via un téléphone portable spécialement équipé, à une interface accessible à l'ensemble des citoyens. Baptisée ''City Pulse'', cette plateforme Internet peut ainsi présenter, en temps réel, une cartographie interactive des pollutions urbaines.

Ce projet est mené en partenariat avec la Région Ile-de-France, le pôle de compétitivité Cap Digital, les entreprises Altran, faberNovel, SFR, Xilabs, le laboratoire CITU et le Quartier Numérique. Il a comme objectif de multiplier par 1000 le nombre de capteurs environnementaux dans la ville et en faisant participer les citoyens à la mesure environnementale, les associer d'une manière directe à la construction d'une ville durable.

L’information de la « Pollution » sur la montre est présentée sous forme d’un iris qui change de couleur, selon le niveau sonore ou d’ozone du lieu.

Le dispositif se complète d’un téléphone mobile, sur lequel une application java embarquée permet de visualiser les niveaux de bruit et d’ozone mesurés par la montre verte et de transmettre à intervalles réguliers ces mêmes données à une plate-forme ouverte, Citypulse, qui reçoit, stocke et rend disponibles les données de mesure. Les données, totalement anonymes, peuvent être exploitées librement pour être projetées sur des cartes, utilisées dans des modèles, etc.

A l’heure du développement durable 2.0, la montre verte est un outil communiquant impliquant le citoyen dans la remontée d’information transparente au service du public. La volonté d’informer en « Live » fait partie intégrante de la vie d’aujourd’hui, vis-à-vis d’un public averti et acteur sensibilisé à son utilisation. Les utilisateurs de cette montre sont des eco-citoyens impliqués, qui se doivent de jouer le jeu pour remonter une information fiable.

Bien entendu, à l’heure du temps réel informationnel qui parfois vient polluer le quotidien, on peut se poser la question de la réelle pertinence d’une information écologique en temps réel, au même titre que l’état du trafic routier. Mais on ne peut arrêter le progrès, et seul l’usage des citoyens permettra de valider l’intelligence de l’utilisation de ces données.

L’expérience est avant tout une occasion d’impliquer et de sensibiliser les citoyens sur l’impact environnemental des diverses sources de pollutions. Cette remontée d’information citoyenne est bien entendu analysée par les organismes compétents, afin d’agir au mieux, tant pour informer les citoyens que pour intervenir dans les zones à risque.

Les objets communiquant font désormais partie de notre quotidien et participe à l’accélération de la transmission de l’information. Bien entendu le traitement des données doit être analysé pour éviter les erreurs d’analyses ou perturbations anormales.

A l’image des milliers de « Twitters » échangés par les citoyens via leur téléphone mobile lors de l’annonce du décès de Mickael Jackson, qui a laissé croire à une tentative d’attaque par virus du site « twitter » et de « google ». Le temps réel a parfois des effets de bords difficilement contrôlables.

En attendant le plaisir de notre prochain échange, je vous souhaite d'agréables succès dans ce nouveau monde. ...