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L'entêtement
a parfois du bon ! En effet, après 12 années d'intenses
travaux, le britannique Peter Hughes a mis au point un ralentisseur,
générateur d'énergie. Bref, une manière
intelligente de ralentir les véhicules, tout en capitalisant
leurs passages, par la génération d'énergie
gratuite. Une innovation qui fait coup double !
La société
britannique "Hughes Research Ltd" a mis au point un
dispositif capable de générer de l'électricité
au passage des voitures. Le principe est simple : trois plaques
mobiles montés sur ressorts forme une "rampe routière
électrocinétique", et par le simple poids
du véhicule, génère entre 5 à 20
kw d'énergie.
Il aura fallu 12 années de dur labeur et 1 470 000 euros
d'investissements pour réaliser ce prototype concluant.
Mais le succès semble bel et bien à l'horizon,
car plus de 200 municipalités ont déclarés
leur intérêt pour ce système vendu 37 KEuros
pièce. Cette énergie peut alimenter des feux de
circulation, des lampadaires publics et autres panneaux de signalisations
de la localité. A chaque passage, cette énergie
est stockée afin de répondre aux différents
besoins. Voilà de quoi donner des idées à
de nombreuses entreprises ayant un flux important de véhicules
(Péages, parking, centre commerciaux, etc. ..)
De nombreux tests ont été réalisés
depuis 2002, au centre d'essais d'hélicoptères
de Westland. Ces ralentisseurs connaissent un beau succès
car ils sont réputés non dangereux pour les véhicules
qui les utilisent, et surtout silencieux pour le voisinage !
Devant la demande, ce sont plus de 300 emplois qui ont été
crées dans le Sommerset afin de remplir les objectifs
de 2000 ralentisseurs prévus en 2006.
Mais l'inventeur Peter Hughes compte sur le marché américain
pour réduire de deux à trois fois le prix, compte
tenu des milliers de demandes de ces derniers. L'objectif avoué
en augmentant la capacité de production, est de pouvoir
offrir un "ralentisseur énergique", au même
prix que les systèmes actuels.
Voilà qui semble être une idée innovante,
permettant de répondre à de nombreux besoins convergents
: Faire ralentir les véhicules dans les lieux dangereux,
profiter du trafic routier pour générer gratuitement
de l'énergie, et enfin créer de l'emploi en développant
une idée innovante créatrice de richesses.
L'innovation reste donc bel et bien le fer de lance de la création
à plus-value. Et Dieu sait que l'Europe, dans un contexte
de mondialisation accrue a besoin d'être un acteur prioritaire
d'inventions, pour pouvoir résister. La recherche européenne
est aujourd'hui mieux organisée à l'échelle
de l'Europe avec des moyens financiers, des coopérations
entre les laboratoires des différents pays. Les grandes
inventions ne sortiront peut être pas toutes du fameux
concours Lepine, mais la contrainte économique mondiale
est sans nul doute la plus motrice, pour que les centres de
recherches européens puissent développer leurs
expériences, sans voir le fruit de leur réalisation
partir aux USA ou en Asie. Alors longue vie aux fournisseurs
officiels d'idées en tous genres !
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