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Elle est loin l'image
de "l'écolo", qui du fond de sa campagne, la
fleur entre les dents nous vantait les mérites d'une
vie saine avec des produits naturels. L'écologie surfe
désormais sur le phénomène du développement
durable, à aujourd'hui un véritable marché,
basée sur la volonté des hommes à vivre
sainement, tout en respectant la planète. De nombreuses
expériences voient le jour dont les enjeux sont considérables
!
Plus besoin d'élever
des chèvres dans le Larzac pour avoir une âme écologique
! Le développement durable dont la définition
est empruntée à Antoine de Saint-Exupéry
répond aux "besoins du présent sans compromettre
la capacité des générations futures".
Auparavant être écolo s'était ringard, maintenant
s'est être dans l'air du temps ! Alors, profitons en !
Ce phénomène
nous fait entrer dans une quête d'équité,
de viabilité économique et écologique.
Et derrière la lucrative économie du BIO, se cache
une réelle volonté de changer nos habitudes de
consommations pour revenir à des produits plus naturels,
à des comportements plus respectueux de notre belle planète.
Evidemment, ceci n'est bien
pas sans mal ! Il suffit de voir le nombre de personnes qui
ont encore du mal à effectuer le tri de leurs déchets
ménagers, pestant que s'ils payent des impôts,
ce n'est pas uniquement pour payer les grévistes français
et les gaspillages de l'Etat ! C'est pourquoi des communes redoublent
d'imagination pour rendre la démarche écologique
plus cohérente. Ainsi certains installent des puces sur
les poubelles afin que les impôts locaux soient moindres
pour ceux qui font l'effort de trier leurs déchets. Moins
de déchets toxiques engendrent donc, moins de taxes d'ordures
ménagères. Et quand on touche au porte monnaie
du citoyen, cela déclanche curieusement une excitation
des neurones écologiques. !
D'autres communes ont décidé
d'aller encore plus loin. C'est le cas de la ville de Lille
qui capitalise les déchets de ses poubelles en énergie
pour les bus de la communauté urbaine. Il faut dire que
les 85 communes et ses 1,1 millions d'habitants génèrent
chaque année une quantité de déchets équivalant
à la surface d'un terrain de football et de la hauteur
de la tour Eiffel. C'est pourquoi, dans le cadre de son projet
"Biogasmax" soutenu de la commission européenne,
la communauté urbaine de Lille veut récupérer
le méthane dégagé par la décomposition
des ordures et générer ainsi un biocarburant propre.
Bref de quoi faire de l'or avec nos déchets ! En 2007,
150 bus de la région devraient rouler totalement grâce
à cette énergie ! Les lobbies restent forts et
Gaz De France envisage même de concevoir un compresseur
à domicile qui permettrait de recharger sa voiture pendant
la nuit. Autant dire que les idées vont bons trains !
J'imagine déjà
certains d'entre vous sourire en se disant que les Bus roulant
au colza diffusent une odeur de friture sur leur passage, alors
que va-t-il en advenir de ceux qui roulent au Biogaz. Les Centres
de Valorisation Organique (CVO), déjà nombreux
dans les pays scandinaves, nous démontrent que ce gaz
là est inodore. Donc pas de risque de traîner des
odeurs de couscous ou de choucroute dans toute la ville. Surtout
que du coté Lillois, ils sont plutôt amateurs comme
nos amis belges, du moule frites !
Après le succès
des "Ecoparcs" qui permettent de valoriser les déchets
d'entreprises en devenant matières premières pour
d'autres, voilà qui promet de belles inventions pour
le futur, respectueuses de notre environnement et économiques
pour les citoyens.
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