"Bien
loin des débats "anti-malbouffe"
dont la réplique passe le plus souvent par la
casse ou les vociférations, la tendance
"Slowfood" a pour vocation de participer
de façon inventive et efficace, au développement
des saveurs des aliments et de la biodiversité
agricole mondiale.
Cette initiative née en 1986 de l'italien
Carlo Petrini, connaît un succès
planétaire, puisque ce mouvement compte
aujourd'hui plus de 80 000 membres présents
dans plus de 104 pays des 5 continents, organisant
plus de 800 échanges ou "convivium".
Fervents défenseurs des traditions
culinaires, Slowfood veut participer activement
à la sauvegarde de la biodiversité
animale comme végétale et crée
selon le principe inspiré du philosophe Claude LACROIX
"Le principe de Noé" ou "l'éthique
de la sauvegarde". En résumé une
nouvelle forme d'alter-consommation et d'éco-gastronomie
sont nées !
C'est en 1989 que Carlo Petrini fonde
à Paris, l'association internationale
à but non lucratif "Slow
Food", dont le siège est dans la ville de Bra, en
Italie. Et depuis, loin des tumultes des José
Bové et des crises de Jean-Pierre Coffe,
l'association milite positivement pour la préservation
des terroirs, des agricultures paysannes
locales, des patrimoines gastronomiques
et pour l'éducation du goût.
Slows food se veut être un trait
d'union entre éthique et plaisir,
sous le nom d'éco-gastronomie. Ils souhaitent
redonner une dignité culturelle
à la nourriture, en promouvant l'éducation
du goût et en défendant la biodiversité.
Celà grâce aux "sentinelles", qui sont des
projets concrets et ciblés de
sauvegarde, des races animales, des variétés
végétales, des techniques de production,
des produits d'excellence et des lieux
où ils sont réalisés. Et c'est en décernant
le "Prix Slow Food" que cette association
célèbre les nouveaux "chevaliers
de la planète", des gens simples,
des paysans, des vignerons, des petits artisans,
bergers et autres pêcheurs, mais pas uniquement
devant l'éternel !
Slow food se veut être le synonyme d'éducation
alimentaire et d'éducation du goût,
innovatrice et originale, basée
sur l'éveil et l'entraînement de
nos sens, sur la dégustation en tant
qu'expérience de formation et de connaissance,
sur l'apprentissage des techniques de production
de la nourriture. C'est ainsi que ce mouvement
organise de nombreux programmes d'éducation
pour tous et à tous les niveaux
: des enfants à leurs professeurs, en
passant par les adhérents du monde entier.
A ce titre, un pôle universitaire unique
au Monde est en train de voir le jour , lieu de développement
d'une recherche de haut niveau où les plus
grands spécialistes internationaux convergeront
pour enseigner et se rencontrer. Les deux universités
prestigieuses de Pollenzo et Colorno
en Italie ont été retenues pour y développer
masters, conférences, congrès
et rencontres des plus variées.
Ce mouvement organise une série de manifestations
partout dans le monde afin de donner à
chacun l'opportunité de rencontrer
et connaître les producteurs, et déguster le fruit de leur travail. Fidèle à notre monde de communication, Slow
food valorise cette connaissance à travers
divers médias, magazines, livres,
lettres d'informations électroniques et
de leur site Internet "slowfood.com".
Je vous invite à découvrir cette tendance
qui, en ces périodes de perturbations les plus variées, me semble s'inscrire dans le développement durable de valeurs
concrètes sur lesquelles on peut créer la richesse de la diversité.